Pendant ce temps, combien de Congolais, cette même année, sont morts faute de soins de base, faute d’argent pour acheter un simple médicament, faute d’accès à un centre de santé fonctionnel ?
Ce contraste est brutal. Il révèle une fracture profonde entre une élite protégée par les ressources publiques et un peuple confronté à la précarité sanitaire la plus élémentaire. Un pays ne se mesure pas à la qualité des soins réservés à quelques privilégiés, mais à l’accès aux soins pour le citoyen ordinaire. Lorsque des milliards sont mobilisés pour une minorité pendant que des familles entières peinent à financer une consultation ou un traitement vital, cela pose une question morale et politique majeure.
Gouverner, ce n’est pas protéger un cercle restreint ; c’est garantir la dignité de tous. Ignorer la souffrance collective pour concentrer les moyens sur un clan ou une élite crée un sentiment d’injustice profond et alimente la colère sociale.
Un système qui soigne les puissants mais abandonne les plus vulnérables ne peut pas se revendiquer équitable.
On peut ignorer un peuple un temps, mais jamais indéfiniment.




