Campagne de Denis Sassou Nguesso : stratégie politique ou banalisation de l’impunité ?

Seul le Parti congolais du travail peut se permettre un tel discours, alors que des accusations graves entachent régulièrement ses rangs.

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Dites-moi, même dans une fiction politique, comment un président peut-il accepter, au sein de sa campagne présidentielle, un homme accusé de détournement massif de fonds publics ?

Comment expliquer que « Dongo Zidane », présenté comme fugitif et impliqué dans le détournement de 3 000 milliards de francs CFA appartenant au peuple congolais, soit nommé responsable financier de la campagne de Denis Sassou Nguesso ?

À quel moment, en République du Congo, a-t-on commencé à confondre irresponsabilité et stratégie de campagne présidentielle ?
Une campagne censée incarner la vision, l’éthique et la crédibilité d’un candidat peut-elle être confiée à une personne entachée de telles accusations ? Quel message cela envoie-t-il au peuple ?

Sommes-nous arrivés à un point où l’on banalise les détournements de fonds publics ?
Où l’on efface les fautes des uns pendant que la population, elle, endure la misère extrême sans aucune indulgence ?

Un État sérieux ne protège pas les prédateurs des ressources publiques. Il protège son peuple.
Lorsqu’un pays en arrive à normaliser l’impunité, c’est toute la notion de responsabilité nationale qui vacille. Seul le Parti congolais du travail peut se permettre d’envoyer un message de ce genre, alors même que son entourage est régulièrement éclaboussé par des accusations graves.

Comment un parti peut-il prétendre incarner l’autorité morale et la rigueur, si, dans ses rangs, persistent des individus accusés de détournements, de violences ou d’autres faits répréhensibles ?
La crédibilité politique ne se décrète pas, elle se construit par l’exemplarité. Un parti qui tolère l’impunité en son sein affaiblit non seulement son propre discours, mais aussi la confiance du peuple envers les institutions.

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