Présidentielle 2026 : une formalité administrative pour une issue déjà écrite ?

Présidentielle 2026 : une formalité administrative de plus dans un système verrouillé, où l’issue semble déjà écrite d’avance.

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Le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle de 2026 en République du Congo a été officiellement clos. À 0 h 05, le 12 février, la Direction générale des affaires électorales (DGAE) avait refermé ses portes, enregistrant sept dossiers. Une procédure présentée comme une étape démocratique, mais qui ressemble davantage à une formalité administrative dans un scénario déjà connu. Parmi les candidats figure le chef de l’État sortant, Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis plus de quatre décennies. Face à lui, six autres prétendants dont la participation interroge dans un contexte où l’équilibre institutionnel, les moyens financiers et l’appareil d’État restent concentrés entre les mains du pouvoir en place.

Le procès-verbal de clôture avait été lu par le directeur général des affaires électorales, en présence du ministre de l’Intérieur : l’arbitre et l’exécutif évoluent dans le même cercle. Quant à la suite du processus, elle suivra le chemin classique : examen par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), puis validation par la Cour constitutionnelle.

Mais dans un système où les institutions chargées d’organiser, de superviser et de valider le scrutin sont perçues comme alignées sur le pouvoir, la question centrale demeure : s’agit-il d’une véritable compétition démocratique ou d’une mise en scène destinée à donner l’apparence du pluralisme ?

Lorsque les règles du jeu, les ressources financières et les leviers institutionnels sont verrouillés, l’élection cesse d’être un choix libre pour devenir une confirmation organisée. Dans ces conditions, la fermeture des candidatures ne marque pas le début d’un débat démocratique ; elle semble plutôt ouvrir un compte à rebours vers une proclamation prévisible.

Liste des candidats enregistrés :

  1. Nganguia Engambé Anguios (PAR)
  2. Mavoungou Zinga Mabio (Alliance)
  3. Manangou Vivien Romain (Indépendant)
  4. Mafoula Uphreim Dave (Indépendant)
  5. Kignoumbi-Kia Mboungou Joseph (La Chaîne)
  6. Denis Sassou-Nguesso (Majorité présidentielle)
  7. Gavet Elengo Mélaine Destin (Mouvement Républicain)
    La campagne électorale devrait s’ouvrir le 28 février. En attendant la validation finale par la Cour constitutionnelle, le compte à rebours est désormais lancé pour les sept candidats à la magistrature suprême.
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