Quand le Sénat piétine la Constitution et légalise l’arbitraire en République du Congo.

Quand le Sénat viole la Constitution, c’est l’État de droit qui s’effondre. En République du Congo, la loi devient un instrument contre le peuple.

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Désormais, seuls les détenteurs du baccalauréat, en plus d’une affiliation à un parti politique, peuvent prétendre aux élections locales. À ce rythme, faudra-t-il demain une licence pour être député, puis un doctorat pour diriger le pays ? Voilà comment on transforme insidieusement la démocratie en club fermé réservé à une minorité soigneusement choisie.

Encore une loi inutile, déconnectée des réalités du peuple, qui n’apporte strictement rien aux Congolais. Pire : elle ajoute une injustice de plus dans un pays où l’école est délibérément sacrifiée. Ironie cruelle : Denis Sassou Nguesso lui-même reconnaissait, lors d’une interview, la destruction du système éducatif. Et aujourd’hui, ce même pouvoir exige un diplôme à un peuple à qui il a retiré les moyens d’en obtenir.

Ces lois ne servent qu’un objectif : écarter le peuple et protéger un système à bout de souffle. Des dirigeants qui auraient dû passer le relais depuis longtemps s’accrochent encore au pouvoir, profitant sans retenue de l’argent public, pendant que la majorité lutte pour survivre. Quel rapport réel entre un diplôme et la capacité à représenter une commune ou un département ? Aucun.

Si les diplômes garantissaient le développement, cela se saurait. Les gouvernements de Denis Sassou Nguesso ont compté d’innombrables cadres bardés de titres universitaires. Le résultat est sous nos yeux : faillite économique, misère sociale et désespoir généralisé. Le problème du Congo n’a jamais été le niveau d’études du peuple, mais l’incompétence, la corruption et la confiscation du pouvoir par une élite usée.

Imposer des diplômes dans ce contexte n’est pas une réforme, c’est une provocation. Une de plus.

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