Quand Thierry Moungalla transforme l’échec de l’État en opération de charité

Incapable de produire un vrai bilan dans son ministère, Thierry Moungalla se réfugie dans la mise en scène caritative. Quand l’action publique échoue, la communication spectacle prend le relais.

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Thierry Moungalla, ministre de la Communication et des Médias, se félicite d’un « moment de partage » au marché de Sibiti, annonçant avoir pris en charge les taxes des mamans vendeuses jusqu’en janvier 2027. Un geste mis en scène comme un acte de générosité, mais qui révèle surtout l’échec profond de l’action publique. Voici un ministre du régime Denis Sassou Nguesso dont le bilan dans son propre domaine est catastrophique : aucune vision stratégique, aucune réforme sérieuse, aucune action concrète pour moderniser ou assainir le secteur de la communication et des médias. Face à cette faillite, il se recycle en bienfaiteur occasionnel, distribuant de l’« argent magique » pour masquer l’absence de résultats.

Pendant que la population souffre de tout chômage, pauvreté, services publics défaillants les ministres jouent aux justiciers improvisés. On est alors en droit de se poser la question : qui contrôle qui dans ce pays ?
Comment un simple ministre peut-il se lever un matin et décider de prendre en charge ce qui relève normalement d’autres services de l’État, déjà dotés de budgets, d’administrations et de personnels payés pour remplir ces missions ?

Ce genre d’initiative n’est pas de la solidarité institutionnelle, mais le symptôme d’un État désorganisé, où la communication remplace l’action, et où les effets d’annonce tiennent lieu de politique publique.

Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, explique qu’il est difficile de payer les salaires et de financer l’avenir des enfants congolais. Pourtant, dans le même temps, les ministres semblent toujours disposer d’argent à distribuer, alors que l’État affirme être à sec. Une contradiction flagrante qui laisse penser que certains responsables publics agissent comme s’ils détenaient des financements parallèles, totalement déconnectés de la réalité du Trésor public.

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