Samedi 20 décembre 2025, lors de la Quinzaine du gouvernement, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a offert un moment involontaire de lucidité qui en dit long sur la réalité du pays. Interrogé sur une question relative au sport, il a lâché cette phrase choc : « Dans ce pays ou rien ne marche. » Cette déclaration, peut-être involontaire, révèle l’échec patent du gouvernement qu’il dirige. En quelques mots, le Premier ministre a reconnu ce que les Congolais vivent chaque jour : des services publics inexistants, des infrastructures défaillantes, des promesses non tenues et une population plongée dans la misère.
Il ne s’agit pas seulement d’une phrase isolée. Elle reflète un constat général : après plusieurs années de pouvoir, ce gouvernement n’a pas réussi à apporter de solutions concrètes aux problèmes fondamentaux du pays. Qu’il s’agisse du sport, de la santé, de l’éducation ou de l’électricité, le bilan est dramatique, et les Congolais continuent de subir les conséquences de cette incapacité.
Le moment de franchise du Premier ministre aurait dû être un électrochoc pour les responsables politiques. Au lieu de défendre un bilan inexistant, il aurait été plus honnête d’assumer les échecs et de proposer des mesures concrètes pour améliorer la vie des citoyens. Mais comme trop souvent, l’illusion de la communication supplante l’action réelle.
En somme, cette Quinzaine du gouvernement du 20 décembre 2025 a montré que le problème ne se limite pas au chef de l’État : le Premier ministre et son administration ont également failli, exposant crûment l’ampleur de la crise dans laquelle le peuple congolais est laissé à lui-même.


