RDC–Rwanda : l’erreur fatale de Kagame et le tournant décisif imposé en 24 heures

En moins de 24 heures, l’aventure militaire du Rwanda en RDC a montré ses limites face à la pression directe d’une puissance mondiale.

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Voici ce qui s’est passé en moins de 24 heures après l’annonce du retrait de l’AFC/M23 et des forces spéciales rwandaises.

À peine les accords signés, le Rwanda de Paul Kagame a commis l’une des plus graves erreurs stratégiques de toute son entreprise de conquête en République démocratique du Congo : défier ouvertement une puissance mondiale, les États-Unis. Une puissance que même des États comme la Russie, la Chine ou la France abordent avec une extrême prudence.

En diplomatie, cela s’appelle une faute lourde, presque suicidaire. Il n’a pas fallu une semaine pour que la réaction tombe : un message clair, direct et sans ambiguïté adressé à Kigali (Kagame). Le problème de l’instabilité dans les Grands Lacs porte un nom, et ce nom est désormais identifié (Kagame). Les dossiers sont complets, documentés, et les responsabilités établies. Plus d’excuses. Plus de faux prétextes. Ni FDLR, ni minorités prétendument persécutées. La réalité est désormais assumée : il s’agit d’une entreprise de prédation, de violence et de pillage. L’ultimatum est sans détour : retrait immédiat du matériel militaire d’Uvira et des supplétifs de l’AFC/M23. Faute de quoi, toutes les options seront appliquées, sans intervention extérieure possible. Les soutiens de Kigali sont aussi informés, et ils ne bougeront pas.

Qu’il parte ou non, les sanctions tomberont. Reste une seule question : à quel niveau frapperont-elles ? Une chose est certaine, le Rwanda devra reculer. Le régime de Kagame est désormais perçu comme un facteur majeur d’instabilité régionale, et la signature apposée sur ces accords sera défendue sur le terrain. Cette fois, il n’y aura ni échappatoire ni soutien international.

Kagame a cru rejouer un scénario des années 1990, pensant que les États-Unis agiraient comme autrefois. Cette erreur révèle une ignorance profonde des réalités actuelles : aujourd’hui, la technologie, la pression diplomatique et le poids géopolitique suffisent à isoler un régime. Et aucun de ses alliés n’est prêt à se sacrifier pour lui, car tous dépendent, d’une manière ou d’une autre, de Washington.

Enfin, cette séquence annonce un tournant majeur en RDC. Selon plusieurs sources, le prochain cycle politique s’accompagnera d’un vaste nettoyage institutionnel. Des dizaines de généraux seront mis à la retraite, des réseaux seront démantelés, et une nouvelle page s’ouvrira. La RDC se prépare à reprendre sa place comme pôle stratégique et moteur de prospérité en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.

Un changement profond est en marche. Et cette fois, il ne sera pas symbolique.

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